Contribuer positivement à la guestion des déchets
Bien qu’ils puissent être incinérés et recyclés, la voie naturelle de valorisation des bioplastiques est la valorisation organique par compostage ou méthanisation.
La production de compost de qualité, utilisé comme amendement organique en agriculture, offre une solution aux problèmes de récupération de matière à partir des déchets et diminue la quantité de matière organique dans les décharges.
Des études récentes valident la pertinence de l’usage des bioplastiques dans le cadre d’une valorisation organique. Une étude réalisée en 2009 sur les sacs à déchets montre que les caractéristiques des bioplastiques ont :
Economiser les ressources
L’épuisement probable à la fin de ce siècle des ressources fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel, exploités à la fois pour produire de l’énergie et comme matière première de la chimie du carbone) conduit à rechercher activement des produits de substitution répondant aux mêmes besoins d’utilisation. Or, comme le rappelait Jean-Claude Pasty dans son rapport intitulé « Les débouchés non alimentaires des produits agricoles : un enjeu pour la France et l’U.E. », sorti en 2004 : « il n’existe pas d’alternative à l’utilisation du carbone fossile, en dehors du carbone fixé par les plantes (ou carbone végétal)». La chimie du végétal a donc vocation naturelle à se substituer à la pétrochimie.
D’autant plus que dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, l’Europe s’est engagée à stabiliser, puis à réduire très fortement, les émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement français, de son coté, a confirmé l’objectif visant à diviser les émissions de gaz à effet de serre par 4 d’ici 2050 a été confirmé. Ces objectifs ne pourront être atteints que par la relance vigoureuse de toutes les formes possibles d’économies d’énergie et par la mobilisation de la biomasse dans toutes ses utilisations.
Contribuer à la réduction des gaz à effets de serre
En matière d’effet de serre, les analyses de cycle de vie montrent généralement que l’utilisation des bio-plastiques d’origine végétale en substitution aux polymères d’origine pétrolière permet d’éviter l’émission de 30 à 75% de CO2 . On peut par ailleurs avancer les résultats tirés d’une étude USIPA-PwC , intitulée « Gaz à effet de serre : Cap 2008 », datant d’octobre 2003. Ainsi, la substitution de polyéthylène par du plastique issu d’amidon, dans 3 applications différentes permet d’obtenir dans tous les cas un bilan positif au regard de la diminution des émissions de CO2, objectif prioritaire affiché par le gouvernement dans le domaine de l’environnement et du développement durable.
D’une manière générale la comparaison des produits issus de matières premières fossiles avec des produits issus du végétal, dans les mêmes conditions de fabrication, est, d’un point de vue environnemental, (effet de serre, pollution de l’air, métaux lourds…) à l’avantage des produits issus du végétal.